Où est notre cœur ? Peut⁻être est-il resté caché dans un bunker, Car de ce monde il en a aujourd’hui trop peur Qu’il a vu beaucoup trop d’horreur Que croire en l’homme était une erreur Ce n’est pas à la Vie qu’on doit en vouloir Mais aux hommes qui aiment trop le pouvoir Dans notre monde certains sont milliardaires Et pense alors posséder tout l’univers Quand d’autres n’ont même plus de terre Et ne connaissent alors que la misère Alors certains prennent la mer Pour espérer y voir un peu de lumière Malheureusement on n’accorde pas de trêves À ceux qui ont voulu suivre leurs rêves Dans ces navires de fortune il n’y a pas de trésor, Mais sauver la vie d’un être humain ça vaut de l’or Ceux qui ont voulu les sauver ont fini emprisonné Et ceux qui les ont rejetés n'ont pas été condamnés On ne lance même plus de gilets de sauvetage Et de nos richesses on ne veut plus le partage Une calculatrice à la place du cœur Et on laisse les gens vivre l’horreur Des chiffres, des données, des quotas Et on oublie que ces gens sont comme toi et moi Que ceux qui quittent la guerre et la misère, Sont aussi des pères, des frères et des mères La mer qui était auparavant d’un bleu céleste Devient aujourd’hui le théâtre d’une pièce funeste Une mer qui se remplit de larmes Car les hommes ont pris les armes Un enfant qui devient orphelin Et qui ne sait plus à qui donner la main Des gens qui quittent les bombardements Pour finir perdus dans l’océan Alors qu’ils quittent leur terre avec espoir C’est la mer qu’ils finissent par boire Vouloir vivre et partir est courageux Et ils arrivent sur nos côtes au climat orageux Personne ne quitte son pays avec envie, Et ils partent car ils ont eu peur pour leur vie Mais on préfère rester dans notre confort Et être aveugle à tous ces morts Et on oublie que depuis ces bateaux, Des bébés sont morts dans l'eau Jusqu’à ce qu’on aperçoit sur le rivage D’un enfant mort le visage Quand ils disent que la guerre ils préfèrent Car ici ils ont encore plus souffert Que de l’Europe et ses belles valeurs Certains n’en ont perçu que la froideur Où va notre monde et notre humanité Détruite par le mythe de la rentabilité Où va notre monde et notre humanité Quand on ne veut plus de solidarité Où va notre monde et notre humanité Quand on classe les morts par nationalité Que reste-t-il donc de beau dans nos cœurs ? Changer le monde, en a-t-il encore l'ardeur? Pourtant dans notre continent il y a de braves gens Mais ils ne font plus parti de nos dirigeants Partout on assiste à des relents racistes Et c'est là une réalité bien triste On peut posséder du monde tout l’argent, Des parures et des milliers de diamants, Mais quand on n’accepte plus les migrants, Dans notre cœur on devient comme un mendiant Les accueillir c’est pour nous une chance Car on s'enrichit avec leur différence Pauvres dans nos âmes, Il est temps de raviver la flamme Alors pour les nobles causes élevons la voix Pour en l'homme peut-être, retrouver la foi.

Humanité
Où est notre cœur ? Peut⁻être est-il resté caché dans un bunker, Car de ce monde il en a aujourd’hui trop peur Qu’il a vu beaucoup trop d’horreur Que croire en l’homme était une erreur Ce n’est pas à la Vie qu’on doit en vouloir Mais aux hommes qui aiment trop le pouvoir Dans notre…
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